Timeline Xitraguptenienne

L'histoire du monde de Xitragupten est divisée par les historiens et les théologiens en 5 périodes distinctes, décrites ci-dessous. dans leur ordre antéchronologique

1 "L’ère actuelle"

Cette période, également appelée époque moderne, commence avec la fin de la guerre contre les Primordiaux, survenue environ 1 800 ans avant le présent, et se poursuit jusqu’à nos jours.
L'histoire est très bien documentée, et n'a jamais été sabotée par l'Orden "Xitragupten Année 0".
Ce puissant Orden profita du chaos et des destructions causés par la guerre d'extermination menée par les primordiaux pour détruire une grande partie des archives historiques et corrompre celles qui avaient survécu avec une force que l'histoire de la période précédente est connue sous le nom d'« ère apocryphe ».
Les motivations de cet Orden demeurent un important sujet de spéculation, tandis que certains estiment qu’il poursuit encore aujourd’hui son œuvre dans l’ombre.

2 "L'ère apocryphe"

Couvre plus de 30 000 ans, entre le retour des grands anciens il y a 35 000 ans et le début de la guerre contre les primordiaux il y a moins de 2 000 ans.
L’ensemble des écrits attribués à cette époque demeure sujet à caution.
Seuls une trame générale et quelques événements majeurs font l’objet d’un relatif consensus.
Pour le reste, les historiens ne disposent que d’hypothèses, de réinterprétations tardives et de récits validés selon des intérêts idéologiques ou politiques.
Un même document peut ainsi être tenu pour authentique par certains spécialistes et dénoncé comme une falsification par d’autres.

3 "l'interrègne anthropique"

Couvre la période d'avant le retour des grands anciens qui date d'il y a 35 000 ans.
Elle va de -35 000 à environ -45 000 ans.
Les connaissances sur cette période sont très fragmentaires au niveau historiographique, mais sont beaucoup plus fournies sur l'organisation de ses sociétés et religions.
Paradoxalement, l'Ordre Xitragupten année 0 ne s'est pas attaqué à cette période, et les quelques éléments connus ne portent pas particulièrement à suspicion.
Il est vrai aussi que cette période est considérée par les méritants comme une ère de médiocrité et de mensonges institutionnalisée, et n'est pas particulièrement porteuse d'enjeux religieux ou politiques.

4 "la protohistoire"

Au-delà de 45 000 ans, les races humanoïdes étaient trop primitives pour avoir laissé une quelconque trace historique volontairement et on entre dans la protohistoire et la préhistoire de Xitragupten.
Les premières traces archéologiques de la présence des différentes races humanoïdes datent d'il y a 60 000 ans.
Cette période intéresse cependant beaucoup les scientifiques, aussi bien en sciences sociales qu'occultes, car des traces de civilisations de races inconnues existent, ainsi que la présence de certains grands anciens qui ont disparu de nos jours. La "culture morte" la plus connue est celle des hypers crinoïdes et sa présence date de plus de 100 000 ans.
Les traces les plus anciennes d'une présence intelligente sur Xitragupten datent d'un demi-million d'années et sont nommées la civilisation des strates.
Elle aurait été de passage sur certaines des planètes du monde de Xitragupten, et aurait été utilisée comme une étape lors d'une migration spatiale ou dimensionnelle.

5 "la trame transhistorique"

Cette "période" n’est ni une époque ni une succession d’âges, mais la totalité indivisible du temps.
Sans origine identifiable dans le passé et sans terme concevable dans le futur, il englobe toutes les chronologies possibles à une échelle qui excède radicalement l’entendement humain.
Il demeure un mystère presque entièrement inaccessible, dont seuls les Grands Anciens et autres entités sans âge semblent percevoir la véritable étendue.
Les occultistes tentent pourtant d’en arracher quelques fragments par l’étude de textes impossibles, de visions ou de phénomènes échappant à la causalité ordinaire.
Ces connaissances sont rarement utilisables.
Certaines concernent des événements séparés du présent par des millions d’années ; d’autres décrivent des causes ou des conséquences étrangères à toute durée humaine.
Leur découverte n’est cependant pas toujours sans effet : chaque fragment de cette Trame introduit dans le monde une part de son immensité et tend à déformer les esprits, les corps, la matière ou le cours même des événements.

Ère actuelle WIP

Ère apocryphe WIP

Interrègne anthropique WIP

Vestige d'une divinité disparue de l'interrègne anthropique.Vestige d'une divinité disparue de l'interrègne anthropique.

De -35 000 à environ -45 000 ans
L’interrègne anthropique est aujourd’hui considéré comme une période de transition : celle durant laquelle les sociétés humaines et apparentées occupèrent provisoirement le centre de leur propre représentation du monde, avant que le retour des Grands Anciens ne mette fin à cet ordre.
Les connaissances sur cette époque restent fragmentaires étant donnés les destructions brutales qui accompagnèrent sa fin.
Les Grands Anciens étant partis ou tenus à l'écart par de puissantes protections magiques mises en place par les Vénérables Anciens, les divinités créées par les races humanoïdes qui apparurent et prospérèrent pendant cette période prirent le contrôle du monde.
Ces sociétés étaient organisées autour de nombreux dieux et déesses, dont les cultes structuraient la vie politique, morale et sociale.
Elles avaient progressivement imposé une lecture dualiste du monde, opposant le Bien au Mal et répartissant les peuples, les créatures et les puissances surnaturelles entre ces deux catégories.
Ces divinités avaient participé à la création, à la transformation ou au maintien de puissances hostiles — démons, enfers et peuples considérés comme malfaisants — contre lesquelles elles se présentaient ensuite comme les principales protectrices.
Ce système renforçait leur autorité et rendait leur présence indispensable aux yeux de leurs fidèles.
Elles connaissaient également l’existence des Grands Anciens et la possibilité de leur retour.
Elles entretenaient pour cela de puissants dispositifs magiques, hérités des Vénérables Anciens, capables de retarder temporairement leur manifestation.
Cette menace demeura toutefois cachée à la société.
Malgré des idéaux d’ordre, de justice et d’égalité, les sociétés de l’Interrègne accordaient souvent davantage d’importance à la force, au rang et à la dévotion qu’à la compétence.
Le pouvoir religieux influençait fortement les décisions politiques et pouvait limiter la diffusion de connaissances contraires aux doctrines établies.
Les famines, les épidémies et les crises sociales étaient fréquemment interprétées comme des épreuves spirituelles ou des châtiments, mais étaient en fait souvent le résultat de l'incompétence.
Les Vénérables et Grands Anciens, pendant cette période, continuèrent à avoir des fidèles, mais en nombre très limité et qui formaient des sociétés secrètes car pourchassés par les cultes des Archétypes Incarnés.
Les adeptes des Vénérables Anciens se nommaient les gardiens et ceux des Grands Anciens, les méritants.
Les premiers tentaient de préserver les protections magiques et les sceaux installés par leurs maîtres et de combattre les méritants, en s'alliant avec les démons si nécessaire.
Les seconds furent assez passifs pendant la majeure partie de cette ère, cherchant juste la puissance individuelle et l'accumulation de savoirs pour être prêts lors du retour inéluctable des Grands Anciens.
Pour les méritants, il s'agissait d'interpréter les signes annonciateurs de l'avènement du cycle cosmique qui permettraient à leurs divinités de reprendre possession du monde pour s'y préparer.
Cette préparation impliquait une accélération de la recherche de puissance, d'une action prosélyte plus active, mais surtout de comprendre les forces qui seraient mises en œuvre pour pouvoir atténuer une métamorphose trop brutale du monde.
Le retour des Grands Anciens et l’irruption d’entités venues d’autres dimensions ou des profondeurs de l’espace menaçaient de provoquer des destructions à une échelle inconcevable.
Royaumes, peuples et espèces entières pouvaient disparaître, non par haine ou volonté d’extermination, mais par simple indifférence.
La plupart de ces puissances ne faisaient aucun cas des formes de vie ; certaines n’étaient même pas conscientes de leur existence.
Leur réappropriation du monde aurait ressemblé au travail d’un jardinier bêchant et irriguant son champ sans remarquer la fourmilière enfouie sous ses pas.
Les objets datant de cette époque sont très prisés par les collectionneurs.Les objets datant de cette époque sont très prisés par les collectionneurs. Les fourmis seraient noyées, écrasées ou dispersées, non parce qu’elles étaient visées, mais parce qu'il n'avait pas remarqué leur présence et par conséquent leur survie ne pouvait entrer dans ses desseins.
Les Méritants, cultistes des Grands Anciens, ne cherchaient donc pas uniquement à hâter leur retour.
Ils voulaient comprendre leurs cycles, leurs besoins et leurs modes d’action, afin de déterminer quand, où et comment leurs manifestations surviendraient.
Par les sorts, les rites et le contact avec les entités les plus accessibles, ils influencèrent cette prise de possession du monde, évitant certaines périodes ou régions promises à des cataclysmes incontrôlables et, à l’inverse, détournèrent ces destructions vers les forteresses, les sanctuaires et les capitales de leurs ennemis.
Le renforcement des cultes et l’accumulation d’offrandes — vies humanoïdes, reliques et objets magiques — attirèrent l’attention de leurs maîtres et permirent de leur faire comprendre que les Méritants pouvaient leur être utiles.
En échange, ceux-ci reçurent une parcelle de leur puissance et virent leurs propres domaines épargnés.
C'est ainsi que les Méritants et leurs serviteurs survécurent au monde nouveau, l’organisèrent, l’exploitèrent et le dominèrent au bénéfice de leurs maîtres comme au leur.

Lorsque les protections anciennes cessèrent de contenir les Grands Anciens, les divinités de l'ancien monde mobilisèrent massivement leurs fidèles.
Elles affirmèrent que la victoire restait possible face aux Grands Anciens et à leurs suivants, alors même qu'elles connaissaient l'unique issue possible de ce conflit.
Ces guerres entraînèrent la destruction et la soumission d'une grande partie de la population, et la conversion d'une autre partie, beaucoup plus restreinte.
La plupart des divinités disparurent avec leurs derniers fidèles, dont dépendait leur existence.
Quelques-unes choisirent toutefois de renoncer volontairement à exister plutôt que de prolonger leur survie au prix de nouveaux massacres de fidèles.
Aucune divinité majeure de l’Interrègne ne semble avoir subsisté.
Les puissances actuellement vénérées par certains groupes panhumanistes seraient soit apparues après cette période, soit seraient de lointains descendants de ces anciens dieux et déesses.

Protohistoire WIP

Durant cette période, il est admis que certains Grands Anciens et entités avaient une certaine influence sur cette portion de l'univers.
Des peuples humanoïdes primitifs, des races maintenant disparues, qu'elles aient été détruites ou qu'elles soient parties, pratiquaient des cultes en leur honneur.
L'intérêt pour cette région de l'univers de la part d'une grande partie de ces entités diminua fortement pour des raisons peu claires.
La théorie la plus communément admise est que cette diminution d'intérêt fut en majeure partie due au positionnement de galaxies, d'étoiles, voire de planètes, et à l'avènement d'un nouveau cycle cosmique. Il fut également causé par une reconfiguration de certaines dimensions que ces entités utilisaient pour se déplacer, ainsi qu'à d'autres raisons insondables.
Des entités connues sous le nom de Vénérables Anciens profitèrent de cet affaiblissement et surtout de ce désintérêt pour mettre en place de puissantes protections magiques. Ces protections empêchaient le retour des Grands Anciens d'autres dimensions lors de l'avènement d'un cycle cosmique favorable.
Ils mirent en place également des sceaux ésotériques pour emprisonner certaines entités qui étaient restées dans cette zone de la galaxie, ou même sur la planète Xitragupten.
C'est alors que les races humanoïdes se développèrent, en adorant dans un premier temps les Vénérables avant qu'ils ne créent leurs propres divinités, les archéypes incarnées.
Ces dernières créèrent leur propre système mytho-théolgique, se faisant créateurs de toutes choses, mais gardant caché la réalité cosmique, ainsi que l'existence des Grands Anciens et surtout des Vénérables Anciens, qu'ils remplacèrent.
Ces derniers continuaient d'exister, sans véritablement influencer la marche du monde.

Trame transhistorique WIP